Rotary International - Club de Fès

District 9010 - Club N° : 11220

24 avril 2010

Article in l'économiste sur la conérence de Mr le Ministre Ahmed Reda Chami

Fès : Coup de promo pour Maroc numéric

·     Chami veut positionner le pays comme un hub régional des TIC

·          Le ministre partage son agenda avec tout le personnel du MIC

NOMBREUX sont les rotariens qui ont accueilli Ahmed Réda Chami, le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, jeudi dernier en soirée, à Fès. Présidée par Noureddine Drissi, président du Rotary club de Fès, la rencontre a connu un franc succès. C’était l’occasion d’inaugurer la salle des conférences du siège régional de

la Banque Populaire

Fès-Taza qui a abrité que du beau monde ce soir.

Plébiscité par ses amis du parti (USFP) mais aussi ceux du PI venus en force, le jeune ministre fassi a montré son grand know-how des TIC lors d’une présentation exhaustive. Le thème étant «la stratégie nationale pour la société de l’information et l’économie numérique», connue surtout par l’appellation «Maroc Numeric 2013». L’assistance a prêté une attention particulière au sujet.

D’emblée, Chami a noté que dans ce domaine, le Maroc a une situation contrastée et un potentiel important à réaliser. Notons que seul 1 foyer sur 10 avait accès à internet en 2008. L’ambition étant de tripler ce chiffre à l’horizon 2013. Aussi, le pays figure à la 140ème position sur 192 du classement e-gouvernement des Nations Unies. Il faut qu’on améliore ce positionnement. «Nous avons une productivité du travail stagnante due en partie à la sous informatisation des entreprises». A souligner également une industrie locale des TIC fragmentée et une demande intérieure souvent servie par l’import. Ajoutons à cela une très forte percée de la destination Maroc pour l’Offshoring TI, et des entreprises marocaines parmi les meilleurs acteurs mondiaux de la monétique. D’où l’objectif de positionner le Maroc parmi les pays émergents dynamiques dans les TI, voir même un hub technologique régional. L’ambition est de faire des TI un vecteur du développement humain, un des piliers de I'économie, une source de productivité et de valeur ajoutée pour les autres secteurs économiques et pour l'Administration Publique. Outre la création de 26.000 emplois, le ministère de l’Industrie vise un PIB additionnel de 27 milliards, la généralisation du système e-gov dans 89 services publics orientés usagers au lieu de 16 aujourd’hui. L’on veut également rendre accessible aux citoyens l’internet haut-débit et favoriser l’accès aux échanges et à la connaissance. Bien avant tous les 9.260 établissements scolaires du Royaume seront équipés en matériels informatiques. La formation de 200.000 enseignants à l’informatique sur la période 2009-2013 figure aussi au programme. Programme qui comprend aussi des offres comme Injaz. A travers cette offre, 80.000 élèves ingénieurs et assimilés pourront acquérir un ordinateur portable et un accès Internet subventionnés à 85% par l’Etat. «Nous privilégions aussi la création de centres d’accès communautaires publics (CAC)», dit Chami. A ce propos, quelques 400 CAC permettant l’accès à internet aux habitants des zones reculées. L’Etat équipe cette année 100 foyers de jeunes filles et maisons de jeunes. Au titre de cette première phase, 9 centres ont été choisis au niveau de la région de Fès-Boulemane.

Par ailleurs, le ministère table sur l’informatisation des petites et moyennes entreprises. Le but étant d’accroître leur productivité et contribuer à leur développement. 3.000 PME à l’état de l’art dans les secteurs à fort potentiel sont visées. L’initiation des dirigeants de PME à l’utilisation des TI à travers des séances de formation sera sanctionnée par un permis numérique. 10.000 permis de ce genre seront délivrés d’ici à 2013. Sans oublier la création d’un cluster TI autour des 4 niches d’excellence,  100 start-ups créées dont 25 dans les niches d’excellence, 2 entreprises de plus de 1 Md DH de chiffre d’affaires, et 6 Mds de DH de CA additionnel dans l’Offshoring TI. Il faut aussi instaurer les conditions de la confiance numérique. La promulgation des lois (données personnelles, protection du consommateur, échanges électroniques), la délivrance de 60.000 certificats électroniques délivrées, et former 100 % des magistrats, figurent en priorités. A cela, d’aucuns soulignent qu’il y a un bon chemin à faire pour sécuriser le réseau internet contre les pirates mais aussi contre les pédophiles. Les problèmes des débits doivent être surmontés avec la généralisation de la fibre optique…et puis pourquoi l’instauration d’administrations sans papiers. Ceci sera peut être difficile. Mais certains ont déjà fait le premier pas. C’est le cas de Chami, à titre d’exemple, qui partage son agenda par réseau avec l’ensemble des fonctionnaires de sont ministère. Enfin, pour garantir la bonne mise en œuvre de Maroc Numeric, une gouvernance d’ensemble au plus haut niveau gouvernemental est mise en œuvre. Celle-ci est constituée notamment du Conseil National TI et Économie Numérique chargé des orientations stratégiques et recommandations, et d’un Comité de Pilotage « Maroc Numeric » qui réalise la déclinaison opérationnelle de la stratégie, suivi et évaluation de la mise en œuvre.

 

De notre correspondant,

Youness SAAD ALAMI

 

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